Hier, Fenêtres sur Manhattan
Hier, j’ai enfin terminé Fenêtres sur Manhattan de Molina. Dans ce livre écrit tel un carnet de voyage, Molina traverse NYC et note ses impressions. Un fil romancé très ténu tient imperceptiblement le lecteur en haleine mais il s’agit avant tout d’un roman très contemplatif. De façon générale, les livres me laissent rarement un souvenir mitigé mais je dois avouer que cette fois, ce fut le cas.
Hier, j’ai donc décidé que j’écrirais un billet à ce sujet pour expliquer et donner par la même occasion à @flo_courgenouil un petit feedback sur ce livre dont on a déjà un peu parlé. Avant toute chose, il s’agit de “pure” littérature espagnole, qui, comme la littérature latinoaméricaine possède une forte capacité à s’épancher, à prendre son temps, à sinuer le long de phrases à rallonge bien que le fil narratif n’avance pas pour autant. Le rythme est long et lent à la façon d’un Molina ou d’un Lorca (la traduction qui allonge les phrases en rajoutant des propositions relatives toutes les deux secondes y est pour beaucoup depuis l’espagnol) mais elle rend cette promenade dans NY relativement sereine. Bref, on se sent à New York, on l’apprécie et on vibre en même temps que l’auteur au rythme de ses mots.
Hier, j’ai quand même admis que j’ai été plus que frustré par ce bouquin qui suppose une immense connaissance de la ville. 800 références par ligne s’enchaînent, évoquant des morceaux de jazz, des tableaux, des bâtiments et je dois avouer que ce livre sera un des premiers que je relierai avec plaisir dès que les livres interactifs intègreront des liens vers les références citées par les auteurs. En résumé, illustré et avec une BO, ce livre serait une merveille.
Hier, j’ai donc décidé qu’en attendant de pouvoir cliquer sur ce bouquin pour voir le tableau ou entendre le morceau dont l’auteur parle, je le relirai ce livre la prochaine fois que j’irai à New York. J’y suivrai ses itinéraires et préparerai avant cette relecture, les images des peintures et les fichiers de musique de toutes les références évoquées pour voir si cela confère à une meilleure immersion dans l’univers de Molina