Hier, exercice de style
Hier, j’étais terriblement contrarié. Twitter devient une zone de bataille rangée, il n’y a rien à a télé, j’ai au moins pris 3 kilos (tout dans les joues) pendant ces vacances et je galère à battre un boss sur DS, à tel point que j’ai abandonné toute lecture pour quelques jours.
Hier, j’ai donc décidé que je rédigerai, en écriture automatique un texte de quelques lignes comme je le faisais il y a un peu plus d’une dizaine d’année, et qu’on verrait ce qu’il en sortirait. C’est parti pour un petit exercice de style défouloir, regonflé à bloc que je suis par les quelques bonnes plumes que je lis sur leurs blogs. Si je ne trouve pas ça trop catastrophique, je pense réitérer la chose. Si vous trouvez ça désastreux, par pitié, dites-moi d’arrêter le massacre.
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Hier, de fins flocons perfides s’infiltraient par l’encolure de son pardessus rapiécé. La neige ne craquait pas sous ses pieds, restant de marbre, indifférente aux cent pas qu’il répétait inlassablement. Les volutes bleutées de la fumée de cigarette s’élançaient langoureusement en l’air tandis que son haleine haletait des nappes bien plus diaphanes qui se confondaient instantanément avec le paysage de neige.
Hier, il se demandait encore combien de temps attendre, le visage fouetté par un froid corrosif mais le corps meurtri d’anxiété. La poitrine brûlante, le thorax soulevé par le désarroi et l’angoisse mais les aisselles ruisselantes d’une transpiration glaciale et âcre, il répétait les premiers mots qu’ils prononceraient dans sa tête. Dès qu’il la verrait, il saurait qui lui dire, à quel endroit placer sa main sur son cou, de quelle façon il lui annoncerait.
Hier, elle ne vint pas.