Hier, le lancement d’un nouveau blog

Hier, nous avons enfin lancé Telling Stories, un nouveau blog. Depuis le temps que je vous en parlais… “Nous” puisque sur celui-ci, je ne serai pas seul. Deux autres paires de mains digressent avec moi sur des sujets d’actualité ou de nos vies de tous les jours et brodent des histoires autour.

Hier, l’accueil chaleureux de nos timelines respectives nous met une savante pression, entre émulation et inquiétude pour maintenir un rythme de publication honorable et continuer à écrire régulièrement de belles histoires, des fables, des paraboles mais aussi des drames et des histoires qui font peur car après tout, elles existent bien dans nos quotidiens.

Hier ne sera pas abandonné pour autant, il deviendra sans doute plus personnel, plus intimiste tandis que Telling Stories s’attachera davantage à l’actualité et à l‘“aujourd’hui”. C’est aussi un plaisir différent, davantage de recherches, de l’interaction avec un public plus large et des co-auteurs qui sont des amis mais également des personnes brillantes.

Hier, comme aujourd’hui et demain sans doute c’est donc à Julien, à Florian et à Simon que vont ma plus grande reconnaissance pour partager avec moi ce que nous n’appellerons sûrement pas une “aventure humaine” parce qu’il n’y a rien de plus détestable que les mots empruntés à la télé-réalité mais un beau projet mené entre amis.

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Hier, suivre le chemin

Hier, Guillaume et Laure ont dû commencer leur épopée, entamer la difficile route qui les mènera vers le Pays Basque. Hier, c’est en 2017. La France est rationnée, chaotique, déchirée entre méfiance et élans de solidarité et c’est dans ce paysage que l’on imagine dévasté que le couple prépare son Odyssée.

Hier, sous la plume de William Réjault et Laurent Lattore, les personnages ont dû commencer à suivre le chemin que l’on trace pour eux. “On” parce que l’originalité de ce récit publié sur iPhone (et iPod touch… oui, parce que c’est important aussi) réside en sa capacité à laisser le lecteur influer sur l’histoire. Guillaume et Laure sont des produits sociaux, des personnages inachevés au destin incertain que les lecteurs s’emploient à malmener au gré de leurs envies. Toutes les semaines, trois chapitres sont téléchargeables et les lecteurs sont invités à les commenter. Mais au-delà du simple partage d’impressions peuvent suggérer aux auteurs des idées nouvelles, leur proposer des défis.

Hier encore, je réalisais à quel point j’aurais aimé de temps en temps glisser un mot à l’oreille de mes auteurs favoris, mieux encore, me savoir écouté et compris. Ce que nous offrent William et Laurent, c’est cette attention, cette considération. J’ai, depuis le début joué le jeu de cette aventure. J’aurais profondément regretté de ne pas franchir cette porte que l’on m’entrouvre d’autant plus qu’on est chaleureusement accueilli sur le site du roman. Sceptique au début, j’ai rapidement ravisé mon jugement et mes commentaires là bas en témoignent. L’idée de savoir que j’ai été lu et écouté ne fait que renforcer mon impatience à l’idée de lire les pages suivantes.

Hier, enfin, je me disais que l’on oubliait trop souvent le travail de Blüpan qui assure une logistique phénoménale quand on connaît les process d’Apple, les délais de validation des applications dans l’App Store et qui signe, ergonomiquement et créativement une application élégante et fluide. En amoureux des livres qui sentent la poussière, en novice du kindle, je m’imaginais mal un jour succomber à la lecture sur iPhone. Merci de l’avoir rendu la plus agréable possible…

Hier, des personnes pour lesquelles, j’éprouve certes une profonde amitié, mais également une grande estime face à leur jugement ont aussi salué la qualité de l’exercice. C’est le cas du petit Florian et de Mathilde (ambassadrice de talent pour M6) chez qui vous retrouverez d’ailleurs tous les liens utiles pour approfondir le sujet.

Hier, Guillaume et Laure ont dû traverser de nouvelles embûches que nous ne découvrirons que dans quelques jours, composer avec un compagnon de voyage étrange en la personne de Clément et éventuellement retrouver le Maire mystérieux… Je suis captif de ce récit mais n’y a-t-il pas de plus belles prisons que celles qui s’écrivent avec des mots ?
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Hier des projets pour demain

Hier, mon rythme cardiaque a changé. Il ne s’est pas brièvement accéléré mais a pris des accents nouveaux d’intensité. Mon cœur bat de façon plus sourde, il résonne davantage dans ma poitrine, réveille mon thorax comme on bat un fer chaud. Mes vaisseaux sanguins se gonflent, mes yeux s’injectent d’hémoglobine et d’adrénaline. J’ai cette lueur dans les yeux.

Hier, j’ai ressenti cette excitation qui me manquait depuis un moment. Cela faisait bien trop longtemps que je ne vibrais plus assez, que je ne me lançais pas de nouveaux défis. Il y a certes eu timidement les retrouvailles avec un tumblr complaisant, les superbes rencontres de twitter, mais aussi la reprise de l’écriture d’un roman. Alors modérons tout de suite ce point. La discipline exemplaire de Matthias quand il écrit et les talents de cheerleading d’Alex ont beau me laisser croire que je vais pouvoir à m’y remettre sérieusement, en toute honnêteté intellectuelle, je ne le conçois que difficilement. Enfin, laissons pour le moment les conceptions raisonnées, c’est de cœur dont il s’agit aujourd’hui. J’ai sûrement tort mais au moins autant besoin d’y croire.

Hier, tous ces petits pas, faits prudemment, l’un après l’autre, au hasard de chemins sinueux ont fini par déboucher sur une plus grande route. Bref, des projets plein la tête depuis hier, rien d’important en soi (je ne sauverai pas le monde demain, garde ton Prix Barack) mais de nouvelles petites choses qui me font à nouveau me sentir fébrile, excité et impatient.

Hier, je trépignais comme un enfant en pensant aux projets pour demain.

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